alt text
PIERRE-OLIVIER LEURENT
Webmarketeur

PRENDRE UN CAFE AUJOURD’HUI

>Loading...
Error
Error!

DERNIERS TWEETS

Menu
Close
Oct 13, 2011

Le social commerce 2/3 : le f-commerce, douce illusion des webmarchands

0 Comment | By
f-commerce-facebook-commerceLa boutique totalement intégrée à Facebook dans le cadre du fameux f-commerce, ne connaît pas encore de réel succès en France. La Redoute, un des leader des sites e-commerce en France et le premier acteur de l’hexagone à avoir créé sa boutique sur le réseau social de 750 millions de membres en février 2011, en est l’un des exemple. Guillaume Darrousez, le Monsieur «Social Shopping » à La Redoute, a déclaré lors du salon e-commerce 2011 de Paris que la boutique f-commerce « n’a pas vraiment marché » (source). La Redoute possède néanmoins plusieurs « fan pages » dont le total des personnes qui aiment La Redoute dépasserait le million. Le nombre d’abonnés aux contenus de Facebook ne constitue donc pas ici le problème.

 

Depuis quelques temps la boutique Facebook de La Redoute n’est plus accessible. Audrey de La Redoute a déclaré le 15 septembre sur la fan Page de l’entreprise qu’une nouvelle version serait prochainement disponible. 

Pourquoi un certain échec actuel du f-commerce ?

Plusieurs raisons sont à montrer du doigt : la première est que les internautes vont sur Facebook, Twitter, etc. et plus globalement dans un réseau social généraliste pour se détendre, discuter, … mais pas dans l’optique d’acheter. Ce n’est pas parce qu’il y a énormément de monde inscrit que c’est un endroit pour faire du commerce.
Egalement,le système de paiement n’est pas forcément des plus simples : paiement avec une monnaie spécifique, les Facebook Credits, qu’il faut recharger. Et surtout le réseau social se montre gourmand, puisqu’il s’arroge 30 % sur chaque transaction en ligne (source). Il peut aussi exister une peur potentielle (et logique) de l’internaute de payer plus cher que sur le site e-commerce traditionnel
.
Les internautes, peu informés jusqu’à présent, vont essayer d’aller vers la simplicité. Pourquoi aller sur Facebook alors que les clients sont relativement satisfaits d’utiliser le catalogue et les fonctionnalités complètes du site e-commerce ? Facebook se montre en effet plus fermé voire limité qu’un site e-commerce classique entièrement dédié et customisé à une marque.
Les internautes ne souhaitent pas non plus d’un intermédiaire lorsqu’il s’agît de faire des achats. Ils estiment peut être qu’ils donnent assez d’informations personnelles sur le réseau social et qu’ils ne souhaitent pas que leur numéro de carte bancaire en fasse également partie. 

Quelles sont les pistes de réflexions ?
  

Il faut d’abord saluer les acteurs du e-commerce qui ont pris le risque d’être les premiers à investir la plateforme sociale et d’avoir lancé une boutique Facebook. Ils ont probablement gagné en image de marque et réussi à rajeunir une (petite) partie de leur clientèle.

Une plus grande maturité du service de boutique de Facebook est peut être nécessaire. Il faut saluer le partenariat récent entre Paypal et Facebook (source),qui permettra en plus des traditionnelles cartes bancaires, de payer avec son compte Paypal. Autre piste, les sites marchands devraient peut être essayer de proposer des contenus/produits exclusifs sur Facebook, qui ne seraient pas déjà disponibles sur leur site e-commerce classique. L’aspect viral de Facebook doit absolument être mis en avant dans la conception d’une offre spécifique au réseau social.

Surtout,selon l’aveu d’un représentant de Facebook, le réseau social n’est pour l’instant pas l’outil pour créer sa boutique via une application. « Nous n’essayons pas de recréer Internet sur Facebook.com.(…) En fait, je passe la plupart du temps de travail avec des gens de socialiser le Web en dehors de notre site. » a déclaré Ethan Beard,directeur du réseau Facebook Developer, qui travaille sur les partenariats entre Facebook et les e-commerçants (source).

Deux acteurs reconnus du blogging sur le e-commerce interrogés lors du salon e-commerce 2011à Paris (Benoit Gaillat et Ludovic Passamonti) vont dans ce sens dans la vidéo ci-dessous :


Benoit Gaillat et Ludovic Passamonti from Réseau social Ecommerce United on Vimeo.


En clair, Facebook est un outil intéressant pour créer du lien entre les consommateurs ou entre la marque et son client. Par contre il apparaît difficile de démontrer un ROI réel en f-commerce à l’heure actuelle en France, qu’elle que soit la taille de l’entreprise ou de sa communauté. Néanmoins, une possibilité demeure : le social gaming pourrait changer la donne et donner envie aux clients d’acheter sur Facebook. A voir dans quelques mois, avec comme exemple une nouvelle f-boutique La Redoute intégrée à un jeu social sur le plus grand réseau social du net?

Pour être sûr(e) de ne rien manquer :
Suivez-moi sur la page Facebook du blog et Twitter : @poleurent

 

 

Leave A Comment

Author Details

J'ai 4 ans d'expérience en agence, ainsi que chez l'annonceur en France et à l'étranger. Depuis 2010, j’anime un blog sur WordPress pour partager mon avis et mes connaissance sur les stratégies webmarketing, content management, médias sociaux, mobile et e-mail marketing. Je suis auteur d'un livre publié début juin 2016 sur une méthode innovante pour attirer vos prospects et multiplier vos leads, rendez-vous et ventes avec vos clients. Quelque soit la taille de votre entreprise, cette méthode a déjà fait ses preuves. Je peux vous aider à la mettre en place et l’optimiser. En recherche d’emploi en webmarketing / communication web sur Lille, visitez ce site pour découvrir mon profil.

Share Post